mardi , 27 juin 2017
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Pierre Goudiaby Atépa invite Yahya Jammeh à « respecter le choix souverain du peuple de Gambie »

Le Collectif des cadres casamançais a appelé dimanche à Dakar le président Yaya Jammeh à accepter une transmission pacifique du pouvoir pour « préserver la paix » en Gambie, conformément à ses premiers engagements suite à la proclamation de la victoire de son adversaire Adama Barrow à l’issue de la présidentielle gambienne du premier décembre dernier.
« Nous pensons que rien est impossible aux peuples qui veulent la paix, c’est la raison pour laquelle nous invitons le président Yaya Jammeh à accepter en bon gentleman de laisser le président Adama Barrow prêter serment le 19 janvier », comme le suggéraient ses premières déclarations, a indiqué Pierre Goudiaby Atépa, président du Collectif des cadres casamançais.
« Le Collectif des cadres casamançaise a toujours bénéficié du soutien des autorités gambiennes et le président Yakhya Jammeh nous a accordé une audience en 2006 (…)’’, dans le cadre de la recherche d’une solution au conflit casamançais, a déclaré le président du collectif des cadre casamançais, Pierre Atépa Goudiaby.
Yahya Jammeh, au pouvoir depuis 22 ans, conteste les résultats de la présidentielle gambienne du 1-er décembre dernier, au lendemain de laquelle il avait pourtant reconnu sa défaite et félicité son adversaire Adama Barrow, le candidat de l’opposition, pour sa victoire.
Il avait exigé la tenue d’une nouvelle élection, avant d’annoncer un recours auprès de la Cour suprême gambienne.
Réunis le 12 décembre dernier pour discuter de cette nouvelle donne, les membres du Conseil de sécurité des Nations unies avaient « renouvelé leur demande au président sortant Jammeh de respecter le choix souverain du peuple de Gambie et de transférer sans condition et sans délai le pouvoir au président élu, M. Adama Barrow ».
Une mission de la CEDEAO, conduite par la présidente en exercice de la Conférence des chefs d’Etat de l’organisation sous-régionale Ellen Johnson Sirleaf et comprenant Muhammadu Buhari (Nigeria), Ernest Bai Koroma (Sierra Leone) ainsi que du président sortant du Ghana, John Dramani Mahama, s’était par la suite rendue en Gambie sans réussir à faire revenir le président sortant sur sa décision.
« Je lance un message personnel au président Jammeh, car un ami qui connait bien les bonnes relations que nous entretenons, est venu me voir et m’a demandé : + pourquoi vous ne parlez pas à votre frère ?+ », a avancé M. Goudiaby Atépa.
Le Collectif des cadres casamançais l’invite par conséquent « à céder le pouvoir pour préserver la paix dans son pays », a ajouté Pierre Goudiaby Atépa, disant s’autoriser cet appel pour avoir fait « de grosses affaires » avec Yakhya Jammeh et compte tenu de l’apport de ce dernier dans la recherche de la paix en Casamance.
« S’il y’a un conflit en Gambie, la Casamance ne sera pas épargnée mais nous, le Collectif, nous sommes conscients que la raison l’emportera et nous voulons renouveler notre solidarité au peuple gambien, en lui disant que nous ne laisserons rien lui pourrir la vie », a-t-il poursuivi.
« La Gambie est une enclave à l’intérieur du Sénégal, donc s’il y a un problème dans ce pays, nous ne pouvons pas rester insensibles et d’ailleurs, c’est pourquoi nous ne pouvons pas espérer que la paix règne en Gambie et dans la région casamançaise’’ dans un tel cas de figure, a pour sa part souligné le secrétaire générale du Collectif des cadres casamançais, Moussa Cissé.
Aussi a-t-il invité le président Jammeh « à prêter une oreille attentive à cet appel », le Collectif des cadres casamançais ne souhaitant « que de la paix » en Gambie.
Ses responsables ont annoncé ne pas souhaiter un recours à la force en Gambie mais toutefois se rangeraient derrière une telle décision le cas échéant.

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