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A Washington, des centaines de milliers de personnes pour la « Marche des femmes » contre Trump

Aux Etats-Unis, les anti-Trump se mobilisent. A Washington, et dans plusieurs autres villes américaines, de nombreuses manifestations  ont eu lieu.

Jamais depuis 40 ans un président des Etats-Unis n’avait suscité une telle défiance à sa prise de fonctions. Et au lendemain de l’investiture de Donald Trump, ses opposants se sont mobilisés en masse. A Washington, à l’endroit même où le nouveau président a prêté serment, des centaines de milliers de personnes ont participé à la « Marche des femmes ». Le mouvement citoyen a été lancé par un groupe de femmes auquel se sont joint de nombreux Américains.

Depuis le début de la journée, des flots de personnes convergent vers la capitale et notamment sur Pennsylvania Avenue, là où la veille le nouveau président participait à la parade d’investiture. Les chiffres de fréquentation du métro ont également explosé. A 11 heures, heure locale, 275.000 trajets avaient été effectués, huit fois plus qu’un samedi ordinaire. Pis, ils étaient 50% de plus que vendredi jour de l’investiture.

« Pussyhat »

Sur les images de cette « Women’s March » dans la capitale américaine, le rose domine. Les participants, hommes et femmes confondus, portent les « Pussyhat », littéralement « chapeau de chatte », un bonnet rose avec des oreilles de chat. Le symbole estIMPORTANT car le mot « pussy » étant également un terme vulgaire pour désigner le sexe féminin. Il visé à dénoncer les propos sexistes et misogynes de Donald Trump.

Cette « Marche des femmes » a trouvé sa genèse dans un simple appel posté sur Facebook qui a fait tache d’huile. Il émane d’une grand-mère, Teresa Shook, avocate à la retraite vivant jusque-là dans un anonymat paisible à Hawaï. Aux côtés de ces Américains, des célébrités se sont mobilisées. Le cinéaste Michael Moore, l’actrice Scarlett Johansson ou la militante des droits civiques Angela Davis sont quelques-unes des célébrités qui s’exprimeront. Les chanteuses Katy Perry et Cher soutiennent cette initiative.

La présence de certaines personnalités politiques montrent l’importance de ce mouvement. John Kerry, l’ancien secrétaire d’Etat, a été aperçu dans les rues de Washington. L’ancienne adversaire de Donald Trump, Hillary Clinton a elle apporté son soutien aux manifestants sur Twitter. « Merci de vous dresser, de votre voix et de votre marche pour nos valeurs.IMPORTANT plus que jamais? Nous serons toujours plus forts ensemble », a écrit l’ancienne candidate démocrate.

La « Marche des femmes » est aussi soutenue par des dizaines d’organisations progressistes en opposition frontale avec Donald Trump: défenseurs des droits civiques, des immigrés, des musulmans, du droit à l’avortement ou des drogues douces… des écologistes, féministes, pacifistes, homosexuels, Noirs et Amérindiens, bref un melting-pot de citoyens inquiets. Sans compter le soutien d’Amnesty International et de Planned Parenthood, le plus grand réseau de planning familial du pays.

Les organisatrices annoncent environ 300 « marches sœurs » dans d’autres villes des Etats-Unis dont New York, Boston, Los Angeles et Seattle, ainsi qu’au-delà des frontières américaines. A Chicago, ils étaient quelque 150.000 personnes, selon le Chicago Tribune. Des poètes et écrivains dans une trentaine d’Etats d’Amérique et plusieurs villes du globe ont eux annoncé des lectures publiques en dénonciation de Donald Trump.

Une première salve contre l’Obamacare

Avant même d’avoir achevé ses premières 24 heures à la Maison Blanche, le nouveau président républicain va ainsi se retrouver interpellé par de multiples catégories d’Américains d’origines très diverses, mais fédérés par une même inquiétude. Dans son discours d’investiture vendredi au Capitole, Donald Trump a donné le ton de son mandat: résolument populiste, de tendance nationaliste et en rupture implacable avec son prédécesseur, Barack Obama.

Son premier décret, signé vendredi soir dans le Bureau ovale à la Maison Blanche devant les caméras de télévision, s’inscrit dans cette volonté: il ordonne à son administration de libérer autant que possible les acteurs du système de santé des obligations de la réforme du système de santé dite « Obamacare », détestée des conservateurs pour son coût et sa lourdeur.

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