Paul Kagamé élu président d’Afrique devant Macky Sall

211

Après, Sankara, Mandela, Lumumba et autres, les jeunes du continent ont trouvé leur nouvelle idole. En effet, dans un mini sondage initié à travers l’internet, par la chaîne allemande « Deutsche Welle » dont la question était « Si l’Afrique était un pays, qui devrait être son président ou sa présidente ? »
Les jeunes du continent presque à l’unanimité ont répondu que c’est le Rwandais Paul Kagamé qui devrait occuper le poste. Sur plus de 100 réponses, plus de 90% des jeunes Africains ont « voté » pour Paul Kagamé. Et quand on leur demande « pourquoi Paul Kagamé ? », les internautes Africains soutiennent que Kagamé est le seul président pour qui ses opposants les plus subjectifs n’ont aucune reproche sur la gestion des deniers publics. Il n’est pas corrompu et ne traine pas de casseroles. Il a su, avec le peu de moyens dont dispose son pays, booster l’économie du Rwanda.
Quant au président Macky Sall il n’a pu recueillir que deux votes.

PARTAGER

5 Commentaires

  1. Le sondage est un element correct car ce qu’etait le Rwanda et ce qu’il est devenu, ne demande pas un oscilloscope pour voir cela. ceci aussi montre la fin et soif que les jeunes Africains ont de voir l’Afrique marquer son pas dans l’economie et son developpement.
    Je suis content et soutiens avec force un tel choix

    • Vous avez parfaitement raison! Le Rwanda avait réellement besoin d’un tel homme pour refaire vie. Il avait connu pendant trois décennies des régimes politiques qui se souciaient très peu de l’unité, de la sécurité et de la paix des Rwandais. Le développement socioéconomique du pays n’était que sur le bout des lèvres. Le véritable essor économique du Rwanda a pris son élan avec la direction de Paul KAGAME. Maintenant les Rwandais n’ont plus peur des uns et des autres. Chacun vaque paisiblement à ses occupations sans peur du lendemain. L’ennemi maintenant c’est la pauvreté, la faim et la misère. L’ennemi ce n’est plus quelqu’un de l’autre ethnie ou de l’autre région. Ceux qui disent le contraire devraient aller consulter le médecin car pour moi ils souffrent de cécité ou de maladie mentale. Qui peut prétendre être épris de justice sociale que Paul KAGAME?. Regardez tous les programmes entrepris pour le bien des citoyens: Mutuelle de santé, Girinka, Maisons construites pour les démunis,etc. Est-ce qu’ on pouvait penser à ceci avant 1994? Regardez tous les programmes entrepris en faveur des jeunes et des femmes. Notre Président sait très bien ce dont notre pays a besoin pour son développement intégral. Vive notre Pays, Vive notre Président, Vive le Peuple Rwandais!

  2. Vous affirmez:

    « Paul Kagamé élu président d’Afrique devant Macky Sall.
    Sur plus de 100 réponses, plus de 90% des jeunes Africains ont « voté » pour Paul Kagamé. »

    Il s’agit de la désinformation manifeste. Ces jeunes qui ont élu Kagame savent-ils qui est effectivement Kagame? Sûrement pas. Ils connaissent Kagame encensé par Jeune Afrique et journalistes qui font du copier et coller des fabulations et galimatias en tout genre colportés à grande échelle par Kagame et sa clique.
    S’il a été par les jeunes ignorants , il ne l’a pas sûrement pas été par les jeunes Rwandais.
    Qui est Kagame?

    1/ Kagame est une vache à lait de certains charognards tel que Jeune Afrique.

    Illustration

    Kagame : vache à lait pour Jeune Afrique
    Rwanda, lorsque Paul Kagamé achetait “Jeune Afrique” en 2004
    Par Nicolas Beau

    10 avril 2014

    Le 10 mars 2005, l’hebdomadaire “le Gri-Gri international” fondé par un opposant gabonais, Michel Ougoundou, et animé par l’auteur de ces lignes, Nicolas Beau, par ailleurs journaliste à l’époque au “Canard Enchainé”, publiait les comptes du journal “Jeune Afrique” en 2004. On y découvrait les subventions ahurissantes que le magazine recevait de chefs d’Etat africains. En tête de ceux ci, déjà, le président actuel du Rwanda, Paul Kagamé, qui offrait un bakchich 350000 euros à nos confrères. Comment s’étonner que Kagamé ait choisi “Jeune Afrique” pour dénoncer les crimes supposés de la France au Rwanda.
    Le 10 mars 2005, “le Gri-Gri International”, un “clone” du Canard Enchainé vendu en kiosque et décidé à faire rendre gorge à la corruption en Afrique, s’était procuré le détail des encaissements africains de “Jeune Afrique” à la date du 16 janvier 2004. Présentés comme “des contrats de communication”, ces documents qui portent sur une quinzaine de pays de la zone d’influence française en Afrique révèlent d’importantes sommes payées par des potentats africains au journal du franco-tunisien Béchir Ben Yamed. Quelques exemples suffisent à prendre en flagrant délit des régimes africains qui paient des articles de presse rédigés en leur faveur.
    Au hit parade des corrupteurs
    On retrouve ainsi, par ordre croissant:
    1) Les Comores qui versent 250 000 euros;
    2) le Rwanda de Paul Kagamé, pour 350 000 euros
    3) Le Togo de Eyadéma, 380 000 euros
    4) La Mauritanie de Maouiya Ould Taya pour 500 000 euros.
    5) La Guinée équatoriale de Obiang Nguema, 800 000 euros.
    6) L’Algérie de Bouteflika, 950 000 euros.
    7) Le Maroc de Mohammed IV, 994000 euros.
    Des oreilles attentives….
    Ce joli pactole qui date de 2004 éclaire l’entretien donné par le président rwandais, cette semaine, au directeur de la rédaction de Jeune Afrique, François Soudan, sur “les crimes” qui auraient été commis par la France. On comprend pourquoi François Soudan fut l’interlocuteur attentif de Paul Kagamé dans cette opération de communication particulièrement mal venue. Il est nécessaire autant pour le Rwanda que pour la France d’apaiser aujourd’hui les haines et les procès d’intention. Ce type d’entretien n’y contribue aucunement
    A l’époque, l’excellente “Lettre du Continent”, média indépendant, ne manquait pas de reprendre l’information.
    “Le Gri-Gri International fait les comptes de Jeune Afrique
    Dans son édition du 10 mars, le “quinzomadaire satirique panafricain” publie un top 10 des contrats publicitaires d’Etat obtenus sur deux ans par l’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique :
    Gabon (2,9 millions d’euros), Cameroun (1 million d’euros), Guinée (800 000 euros), Mauritanie (500 000 $), Togo (380 000 $), Rwanda (350 000 $)… Impressionnant, non ?”

    J’ai fait du copier et coller les extraits de l’articles.

    Kagame présenté par Jeune Afrique, lu par des millions d’Africains de tous âges est celui présenté par Jeune Afrique. Jeune Afrique abrutit les jeunes africains au lieu de les informer objectivement.

    2/ L’identité de Kagame

    La vraie identité de Paul Kagame, « l’homme de terreur » du Rwanda
    (Extrait de Gaspard MUSABYIMANA, La vraie nature du FPR/APR d’Ouganda en Rwanda, Paris: L’Harmattan, 2003, pp. 60-67)

    Kagame est né le 23 octobre 1957 sur la colline de Nyarutovu dans la commune Tambwe, Préfecture de Gitarama, près du centre de Ruhango. Il est fils de Rutagambwa, du clan des Bega [Voici la généalogie simplifié de Kagame: Kagame- Rutagambwa- Kampayana- Cyigenza (frère de la reine Kanjogera épouse du Roi Rwabugiri et mère du roi Musinga)- Rwakagara (père de la reine Kanjogera)- Gaga- Mutezintare -Buhura- Sesonga- Makara alias Rwangabami- Kiramira- Mucuzi- Nyantabana- Bugirande-Ngoga- Gihinira- Makara alias Muziwabega]. Sa mère est la sœur de Rosalie Gicanda, épouse du Roi Mutara Rudahigwa mort en 1959. De par cette double appartenance, Kagame est très proche de la lignée royale portée au pouvoir par le coup d’Etat sanglant de Rucunshu et au cours duquel les Abanyiginya, dont le roi Rutalindwa et sa famille, furent exterminés par les Abega. L’opposition entre les Abega et les Banyiginya, depuis ces temps reculés, revient au grand jour avec le réveil de l’ex-roi Kigeri du clan Abanyiginya qui, de son exil aux Etats-Unis d’Amérique, revendique sa légitimité à la place Kagame du clan des Abega.
    Kagame partit avec ses parents en exil en 1961 en Uganda, à Gahunge, dans le district de Toro. Son père y est mort quelques années après. Sa maman a fait appel à l’aide des amis et des parentés pour pouvoir élever ses enfants. Parmi ses bienfaiteurs, la plus importante fut Rosalie Gicanda, ex-Reine du Rwanda, morte dans le génocide rwandais de 1994 à Butare. Le nommé Benzinge Boniface, actuel secrétaire de Kigeli en Amérique, prit Kagame chez lui pour diminuer la charge familiale. De Chez Benzinge, Kagame allait passer quelques jours chez Kigeri, le dernier roi du Rwanda, dans sa résidence de Kampala. En Uganda, Kagame fit des études secondaires infructueuses successivement à la Ntare School de Mbarara au sud de l’Uganda et à la Old Kampala School de Kampala de 1972 à 1976. A Kigali, en privé, on le surnomme siniya fo (senior four) pour dire qu’il a fait quatre ans post-primaires. A l’école secondaire, Kagame était connu pour son cynisme et son esprit revanchard qu’il avait le surnom de Kagome (le méchant). Renvoyé de l’école, Kagame est devenu un enfant de la rue (street child) comme on en rencontre dans bon nombre de villes africaines. Il se débrouillait en vendant des arachides grillées aux passants ou des œufs à la coque connus sous le nom d’ebimeneka (qui peut se casser). Il s’est livré par après à des opérations de change, en écoulant de faux shillings ugandais. Pour ce faire, il effectuait beaucoup de navettes entre Kampala et Naïrobi au Kenya.
    Quand Museveni prit le maquis en 1981 après avoir été battu dans des élections, il partit avec quelques jeunes rwandais dont Rwigema Fred. Le recrutement continua et Rwigema dut se souvenir de son ami d’enfance. C’est ainsi qu’il alla chercher Kagame. Dans le maquis, Kagame fut très maladif. Il avait notamment un ulcère d’estomac et une grande déficience visuelle. Rwigema plaida en sa faveur et Kagame fut affecté à la récolte des informations, pour lui éviter les dures campagnes militaires.
    A la victoire de Museveni en janvier 1986, Kagame est nommé chef des Services de Renseignements militaires de l’Armée ugandaise, la DMI (Directorate Military Intelligence), la même qu’on retrouve aujourd’hui au Rwanda, avec pour chef Jacques Nkurunziza, alias Jackson Nziza, ugandais de souche et ex-adjoint de Kagame à la DMI ugandaise. Nziza est de la province du Bufumbira, non loin de la frontière, du côté de la préfecture Ruhengeri. Son frère fut longtemps Directeur de l’Office des Cafés en Uganda A la tête des renseignements militaires, Kagame a été caractérisé par une méchanceté indescriptible qui lui a valu le nom de PILATO, comparaison à Ponce Pilate qui a ordonné la mort de Jésus Christ. Ceux qui le connaissent rapportent qu’il enfermait ses prisonniers dans des containers et jetait les clés. Il employait des militaires sous ses ordres pour piller et lui rapporter le butin. On rapporte qu’un jour, un de ses militaires est allé voler avec son arme dans Mulago Village à Kampala. Il fut attrapé et révéla qu’il était envoyé par Kagame. Celui-ci le convoqua et le mit à mort. Au sujet de cette méchanceté extrême, il est connu que ses interrogatoires étaient toujours musclés. E. Ndahayo (2000, p. 89), un des ses connaisseurs (il a été Directeur de cabinet du Ministre de l’information dans le Gouvernement du FPR, entre juillet 1994 et août 1995) souligne : les prouesses de délinquant du jeune Kagame et de ses pairs dans les milieux du vol et crime organisé de Kampala et de Naïrobi, et de son parcours de tortionnaire au sein des services de securité ougandais. Mr N., un ex-militant du PSD (Parti Social Démocrate), m’a décrit Kagame presque dans les mêmes termes. Leur rencontre à Kampala en 1991 lui a donné l’impression de quelqu’un qui a reçu une éducation de la rue. Il m’a dit: «Kagame s’embarrasse pas mal du savoir-vivre. Ntabwo yarezwe: il n’a pas reçu une bonne éducation». (Entretien avec N. à Bruxelles en novembre 2001). Un autre témoignage sur Kagame soulignant son caractère «méchant» nous vient de Uganda Democratic Coalition (janvier 1993), un mouvement d’opposition au pouvoir de Yoweri Museveni ayant son siège aux Etats-Unis d’Amérique. Pour ce Mouvement, Kagame a été caractérisé, dans ses fonctions de Chef de Renseignements militaires ugandais, par des tortures atroces qu’il infligeait à ces victimes, comme par exemple: asphyxier la victime en couvrant sa tête d’un papier en plastique, serré autour du cou par une corde jusqu’à ce que mort s’en suive; mettre des décharges électriques sur les organes génitaux de ses victimes; attacher une grosse pierre sur des organes génitaux jusqu’à ce que la victime s’évanouisse, ce qui provoquait la mort ou de graves séquelles psychologiques ou physiologiques; lier les bras et les jambes derrière le dos: la victime, devenue comme une boule, mourrait par éclatement. La torture est connue sous le terme ougandais de akandooya.
    Kagame s’est marié en 1989 à Kampala à Jeannette Murefu, fille de Murefu, ex-tenancier du café Eden Garden à Kigali au Rwanda et appartenant à l’ex-Président du MRND, Matthieu Ngirumpatse. Murefu venait de rentrer de son exil du Burundi. Parti pour les cérémonies de mariage de sa fille à Kampala, il ne reviendra plus au Rwanda et s’installera à Jinja avec sa famille, prévenu probablement de l’attaque imminente du Rwanda. Avant son mariage, Madame Jeannette Kagame a vécu avec ses parents à Bujumbura puis elle est allée à Naïrobi au Kenya où ses études étaient financées par l’homme d’affaires H. M., grand frère de Robert Kajuga, Président de la milice Interahamwe. Jeannette Kagame a travaillé, pendant un petit temps, dans la société Spie Batignolles à Naïrobi pour rejoindre finalement Kampala où elle a travaillé avant de se marier. Après son mariage, Kagame fut envoyé, en juin 1990, aux Etats-Unis d’Amérique pour un stage de commandement militaire (Command Staff) à Fort Leaven Worth au Kansas. Après quelques 3 mois, Kagame interrompit son stage et arriva au front le 14/10/1990 pour remplacer Fred Gisa Rwigema à la tête du FPR-Inkotanyi.
    De retour donc des USA, Kagame réorganisa son armée qui avait été refoulée hors du territoire rwandais le 30/10/1990. Celle-ci gagna la guerre en juillet 1994 après avoir défait les Forces Armées Rwandaises (FAR). Le FPR s’empara du pouvoir et forma son Gouvernement le 19/07/1994 dans lequel Kagame fut Vice-Président et Ministre de la Défense Nationale. Il fut également élu chef du Parti FPR. A la démission du Président Pasteur Bizimungu, Kagame fut investi comme Président et Commandant Suprême (High Commander) de l’Armée Patriotique Rwandaise (APR).
    Kagame est un homme qui ne supporte pas la contradiction. Le capitaine Kayitare, à en croire des sources du FPR, serait mort pour cette raison. Commando hors du commun qui a dirigé avec succès des opérations sur les villes de Ruhengeri le 23/01/1991 et de Byumba le 5/06/1992, il était parvenu à se faire une renommée parmi les membres du FPR. Lors d’une des exhibitions qui avaient lieu à Mulindi pour un fund raising, la chanteuse Kamaliza venue de Bujumbura lui dédia une chanson, séance tenante. Il le magnifiait en le comparant au lion (la chanson est elle-même intitulée Intare c’est-à-dire le lion) qui, par son courage, fait peur à ses ennemis (intare yaciye ibintu), au bouclier qui remporte la victoire après avoir terrassé les ennemis (ngabo itsinze, ihashya ababisha). Kagame ne digéra pas ce militaire qui lui faisait ombrage. Car non seulement le lion est courageux mais aussi il est le roi de la forêt. Le message était clair. Kayitare pouvait même supplanter Kagame à la tête du FPR. Un jour qu’il était au sommet de la colline de Murore en commune Cyumba où il supervisait une opération militaire fin 1992, Kayitare fut appelé par radio pour une urgence dans leur état-major à Mulindi. Il devait descendre la montagne de Murore, traverser la théiculture de la vallée de Ngondore et monter vers Mulindi. C’est dans la théiculture qu’il a été arrosé de balles et rendit l’âme. Sa mort provoqua la consternation dans les rangs du FPR mais également les FAR n’en revenaient pas de façon que lors de son inhumation, le Commandant des FAR à Byumba, le Colonel Bahufite, se rendit à la cérémonie car il croyait en la paix avec les négociations d’Arusha.
    Kagame ne cache jamais ses plans criminels car il sait que personne ne peut y croire tellement leur réalisation est inimaginable pour un homme normal. A Kibuye, en 1995, il a traité les réfugiés hutu de l’ex-Zaïre de «chiens» et a juré de les poursuivre là où ils sont. Il a mis cette idée en exécution en bombardant leurs camps en octobre 1996, en tuant au moins 200.000 d’entre eux et en achevant les rescapés arrivés à Tingi-Tingi et à Mbandaka. Le Rapport Garreton, dans ses différentes versions, est éloquente à ce sujet. Après qu’il ait dit, en août 1996, dans un meeting à Nyamirambo, qu’avec une petite capsule ou une petite cuillère, on peut vider un tonneau, Kagame est passé aux actes. Pour lui, le fait que les Hutu soient nombreux ne constitue pas un problème. Cette métaphore donne une idée de l’ampleur de sa méchanceté et de son ethnisme. Il suffit de tuer les Hutu, petit à petit, jusqu’à les exterminer. A la manière d’une goutte d’eau qui tombe du tonneau sans discontinuer. Le tonneau finira par se vider si le petit trou n’est pas colmaté. Les événements passés et récents confirment cette politique d’annihilation de l’ethnie hutu. En effet des tueries massives des Hutu ont eu lieu surtout depuis 1994 : les massacres de Kibeho, le nettoyage du Nord du pays, les camps de concentration et de crémation notamment dans le Parc National de l’Akagera.
    En calculateur avisé qu’il est, Kagame aurait toujours le passeport diplomatique ugandais qu’il avait obtenu lorsqu’il était à la tête des services secrets de l’armée ugandaise. En effet, sous le titre : Rwandese leaders still hold ugandan passports (les dirigeants rwandais détiennent toujours des passeports ugandais), le journal Sunday Vision du 8 janvier 1995 l’a confirmé et a même ajouté que le président Museveni lui-même a déclaré que «son gouvernement ne s’est pas dérangé jusqu’ici pour demander à ces dirigeants de les restituer» (government has up now not bothered to ask the rwandese leaders to surrender the passports). Bien qu’il se soit investi Président rwandais, la détention de ce passeport laisse croire qu’il n’a pas abandonné son numéro de matricule dans l’armée ugandaise.
    Le journal ugandais The Monitor du 26 au 28 octobre 1994, parle lui aussi de 24,49 millions de shillings ugandais que Kagame devait à l’Uganda Commercial Bank LTD (UCB). C’est un crédit douteux que tous les officiers proches de Museveni ont pris après la victoire de la NRA en 1986. Fred Rwigema est mort sans rembourser 20,28 millions de shillings ugandais à cette banque. Un ancien ministre ugandais de la justice, John Mulenga, auquel l’ambassadeur rwandais accrédité à Kampala faisait remarquer, après l’attaque du FPR en octobre 1990, la nationalité ugandaise des attaquants notamment par la détention de certains d’entre eux de passeports diplomatiques ugandais, faveur qui ne peut être accordée à un réfugié, a répondu que la loi ugandaise était si libérale qu’elle était muette sur la nationalité des personnes devant être incorporées dans l’armée ugandaise. Même le Président Museveni déclara un jour que l’un des membres de son cabinet, le Général Moses Ali était un soudanais qui n’a régularisé sa nationalité ugandaise que sous son régime alors qu’il était dans l’armée depuis les années 1960 (Bukeye, 1994).

    3/ Kagame président
    – Il a assassiné le Président Habyarimana aux seules fins de s’emparer du pouvoir en marchant dans le sang des milliers de Tutsi alors qu’il venait de signer un accord de paix avec le gouvernement rwandais dont il dirigeait les services secrets via un membre de son parti, Iyamuremye Augistin, alors directeur général des services secrets rwandais.
    – Il a mis en place un régime de terreur contre les Rwandais, Hutu et Tutsi, hommes et femmes. Ses proies sont des opposants politiques, les journalistes et tous ceux qi osent critiquer sa gestion.
    Sous Kagame, le Rwanda est pays qui a le plus grand nombre de prisonniers politiques par rapport à sa population.
    – A son actif, il y a des millions de morts, femmes, enfants et hommes Hutu, Tutsi Rwandais et Congolais de tous âges et conditions. Pour les Congolais du Kivu, plus de six millions de morts selon le Rapport Mapping de l’ONU. Il n’épargne même pas les enfants. Au mois de juin, sur ordre de Kagame, ses escadrons de la mort ont brûlé publiquement des enfants pauvres de la capitale appelés enfants de rue pour avoir commis un seul crime, celui d’être pauvres. Kagame a dit publiquement que les pauvres Rwandais sont des déchets et conséquemment tout doit être fait pour les empêcher de mettre leurs pieds dans sa ville, Kigali. ( voir TFR Info les images édifiantes des victimes: les enfants brûlés mortellement vifs et les cadavres d’opposants énuclées). Kagame est donc un tyran sanguinaire et les faits ne sont pas à prouver
    – La constitution rwandaise, article 101 limite strictement 2 deux les nombre de ses mandats
     » Article 101.
    Le président de la République est élu pour un mandat de sept ans renouvelable une seule fois.
    En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels.  »

    Elle ne prévoit pas sa révision par des pétitions des Rwandais et seule la constitution prévoit les conditions de fond et de forme quant à sa révision.
     »
    De la révision de la Constitution.

    Article 193.
    L’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au président de la République après délibération du Conseil des ministres et à chaque chambre du Parlement sur vote à la majorité des deux tiers de ses membres.
    La révision n’est acquise que par un vote à la majorité des trois quarts des membres qui composent chaque chambre.

    Toutefois, lorsque la révision porte sur le mandat du président de la République, sur la démocratie pluraliste ou sur la nature du régime constitutionnel, notamment la forme républicaine de l’État et l’intégrité du territoire national, elle doit être approuvée par référendum, après son adoption par chaque chambre du Parlement.

    Aucun projet de révision du présent article ne peut être recevable. »

    Même à supposer que ces pétitions aient existé ,il faut qu’elles soient valides c’est-à-dire, légitimes et légales ou répondent aux conditions de fond et de forme prévues par la constitution.

    Les faits:
    C’est Kagame a fabrique un document et l’a reproduit en des millions de copies. Les membres de la police politique du régime Kagame ont fait le tour du Rwandais pour les faire signer de gré ou de force par les Rwandais. Certains l’ont effectivement soit volontairement soit par peur. D’autres comme moi ont refusé nonobstant les chantages et menace en tout genre.
    J’ai la copie du document écrit en Kinyarwanda, l’unique langue des Rwandais. La preuve que ce document est un faux, c’est qu’il est truffé de fautes qu’aucun Rwandais qui a même le niveau de l’école élémentaire ne peut commettre. Son auteur n’a jamais appris le Kinyarwanda à l’école.
    Kagame a osé dire aux Rwandais qu’ils ont écrit des pétitions aux fins de lui demander d’être président à vie, alors qu’en 2015, le même Kagame a dit publiquement devant des millions de Rwandais qu’il respectera l’article 101 sous peine d’être dictateur comme certains présidents africains qui s’agrippent au pouvoir par le jeu des tripatouillages des constitutions et deviennent inévitablement des dictateurs et tyrans.
    Kagame a fait réviser l’article 101 et l’a vide de toute sa substance. En effet, il s’est autoproclamé président à vie du Rwanda et le nouvel article 101 sera appliqué après sa mort. Dans tous les systèmes juridiques, le propre d’une disposition légale en l’occurrence constitutionnelle est que celle-ci est impersonnelle, générale et obligatoire. Les dispositions introduites intuitu personae dans une constitution sont nulles et de nul effet.
    Or, pour motiver sa décision de bafouer la constitution, article 101 ci-dessus indiqué, il a introduit intuitu personae les dispositions que nous avons appelées dispositions Kgame, alors que celles-ci sont nulles et de nul effet.
    Que dit la constitution révisée par Kagame?

    Article 101 : Mandat du Président de la République
    Le Président de la République est élu pour un mandat de cinq (5) ans. Il peut être réélu une seule fois.

    Article 172: Président de la République
    Le Président de la République en exercice lors de l’entrée en vigueur de la présente Constitution continue à exercer le mandat pour lequel il a été élu.
    Sans préjudice des dispositions de l’article 101 de la présente Constitution, compte tenu des pétitions présentées par le Peuple rwandais avant l’entrée en vigueur de la présente Constitution révisée, basées sur des défis sans précédent résultant du passé tragique qu’a connu le Rwanda et la voie choisie pour les surmonter, les progrès déjà réalisés et le désir de poser une fondation solide pour le développement durable, un mandat Présidentiel de sept (7) ans est établi et prend effet à l4expiration du mandat visé à l’alinéa premier du présent article.
    Les dispositions de l’article 101 de la présente Constitution prennent effet après le mandat de sept (7) ans visé à l’alinéa 2 du présent article.

    Kagame vient de s’autoproclamer président à vie du Rwanda sur le fondement des dispositions de l’article 172 nouveau de la constitution révisée.

    Aucune réaction de la part des prédicateurs de la démocratie et des médias africains dont Métro Dakar sur Kagame, président illégitime et conséquemment hors-la-loi.

    Au vu des dispositions de la constitution rwandaise de 2003, le troisième mandat de Kagame est entaché d’illégalité et d’illégitimité manifeste. Il est un hors-la-loi.
    Par le fait d’avoir fabriqué un document qu’il a ensuite utilisé pour justifier son troisième mandat, Kagame a commis la faux et l’usage de faux lourdement puni par la loi pénale rwandaise.
    Enfin, il commis la parjure. Celle-ci constitue un crime passible de plusieurs années de prison.
    – Sur ses prétendues performances en matière de gestion du Rwanda, il n’en est rien.
    En effet, les chiffres de la pseudo croissance économique sont fabriqués par les fonctionnaires du ministère rwandaise des finances et présentés ensuite aux divers bailleurs de fonds et aux médias. En outre, le maquillage des comptes publiques sur ordre de Kagame est un moyen de gestion des affaires publiques du Rwanda. La croissance économique doit être prouvée et discutée. Or, Toute demande de débat sur la gestion du Rwanda par Kagame est constitutif de crime contre l’Etat et lui-même. Des Rwandais qui ont osé demander à Kagame un débat croupissent en prison pour plusieurs années d’autres ont été purement et simplement exécutés dont les journalistes. Pour Kagame, les opposants politiques sont de criminels qu’ils fond enfermer ou liquider sans aucune forme de procédure. Les faits sont macabres pour Kagame ( voir TFR Info l’Affaire Diane Rwigara, une jeune femme, fille d’un ex-grand financier du FPR qu’il a ensuite liquider).
    Comparer Kagame au Président du Sénégal constitue une insulte à l’égard de celui-ci. L’organisateur de cette élection de Kagame par les prétendus jeunes africains via la toile est, à mon sens, frappé d’un dysfonctionnement intellectuel manifeste. Il aurait d’abord l’outrecuidance de se documenter sur le vrai Kagame et non Kagame imaginaire inconnu des Rwandais.

Laisser une réponse

S'il vous plait, saisissez votre commentaire
S'il vous plait, saisissez votre nom ici