Quand WADE demandait à Idy ce que Gouverner veut dire et ce que ce dernier lui avait répondu

Wade: Mais jeune brillant, que veut dire gouverner?

Idy: Voudrais-tu savoir ce que gouverner implique et ou comprendre ce que devrait faire un peuple face à des gouvernants plus prolixes que savants bien faire?
#Wade: je dirais les deux à la fois.

Idy: Alors Maître,

Un peuple doit considérer ses gouvernants comme des enfants qu’il faut élever sans leur donner toujours ce qu’ils veulent mais plutôt leur apprendre à agir dans ses intérêts pour obtenir ce qu’ils désirent.

C’est dans cette perspective seule que ce peuple parviendrait à leur empêcher d’agir contre les principes auxquels ils avaient d’abord souscrit et ensuite avaient juré fidélité absolue.

Le peuple, parce que souverain, est le seul garant de leur succès et le seul responsable de ses malheurs.

C’est ainsi que le peuple, au prix même de sa vie, n’a de cesse d’apprendre, toujours aux gouvernants à travers les urnes, le sens de l’estime de la responsabilité qu’aucune personne ne saurait avoir d’elle -même si celle-ci ne dépendait pas de la valeur que la personne donne d’abord à son travail et à sa parole, estime d’après laquelle le monde le jugerait à l’épreuve.

Et enfin, Maître,
Gouverner implique des compétences qui se résument en un ensemble de savoirs, de savoirs-faire et de savoirs-être mobilisables dans une parfaite maîtrise pour répondre de façon ponctuelle, juste et continuelle à toutes les problématiques notées et ou décelées dans tous les secteurs vitaux de l’économie afin de satisfaire le plus grand nombre en réduisant les inégalités sociales.

Gouverner c’est être plus proactif que réactif devant les impératives et les intempéries politiques qui secouent la république en tout temps et en tout lieu.
C’est donner corps à un projet social et politique dans un pur état de droit avec la participation inclusive de toutes les forces de nation sans discrimination et dans une réelle séparation des pouvoirs.

C’est reconnaître avec Merleau-Ponty, dans “sens et non-sens” que l’homme public, puisqu’il se mêle à gouverner les autres, ne doit pas se plaindre d’être jugé sur ses actes dont le peuple porte la peine, ni sur l’image, souvent inexacte, qu’il se donne de lui. Car, en acceptant d’avoir un rôle politique, une chance de gloire, il faut en accepter aussi le risque d’infamie.