Pâques est la fête la plus importante du christianisme. Elle commémore la résurrection de Jésus-Christ, que le Nouveau Testament situe le surlendemain de la passion, c’est-à-dire « le troisième jour». La solennité commence le dimanche de Pâques, qui pour les catholiques marque la fin du jeûne du carême, et dure huit jours (semaine de Pâques, semaine radieuse ou semaine des huit dimanches). Le dimanche, une messe est dite dans toutes les paroisses pour exalter la résurrection du sauveur.

Au Sénégal, ce moment, en dehors du rituel religieux, est caractérisé par le «Ngalakh». Une belle occasion pour les catholiques du Sénégal de raffermir les liens de bons voisinages avec les musulmans qui leur offrent de la viande de mouton, le jour de la fête de Tabaski entre autres.

C’est en ce sens que les fidèles catholiques offrent, à leur tour, le «Ngalakh», un mets préparé à partir d’un mélange de patte d’arachide, de pain de singe et de couscous de mil.

La symbiose autour de la Pâques au Sénégal 

Le Sénégal est un pays laïc ou chrétiens et musulmans vivent en parfait communion. Les fêtes religieuses sont les moments choisis pour magnifier cette valeur culturelle et historique.

Le «Ngalakh» et la viande de moutons offerts à l’issue respectivement de la fête de Pâques et de la Tabaski, sont un des échanges qui marquent la fraternité entre les deux religions. Dans le contexte de pâques, le partage du «Ngalakh» est diversement appréhendé par les musulmans.

Dans certaines régions du pays, principalement dans la partie méridionale et dans la Petite Côte, deux localités où l’on trouve plus de chrétiens, la fête de Pâques revêt beaucoup plus un cachet particulier.  Il y a certes des diversités ethniques ou culturelles qui ne peuvent pas sauter à l’œil, il est par contre, très difficile de distinguer un chrétien d’un musulman pendant cette fête.

 

Igfm