L’ «arrêté Ousmane Ngom» interdisant de manifester en centre-ville sera attaqué devant le Conseil Constitutionnel (Seydi Gassama)

L’«arrêté Ousmane Ngom», du nom de la fameuse interdiction de manifester dans le centre-ville de Dakar n’a plus sa place au Sénégal. Les organisations de défense des droits de l’homme qui en sont convaincues comptent lacer la grande offensive au niveau du Conseil constitutionnel pour le faire révoquer.

«Clairement, c’est une liberté de manifester. On ne peut pas décréter une zone du territoire national qui n’est pas un domaine militaire que c’est une zone où personne ne doit manifester », a déclaré le Secrétaire général de la section sénégalaise d’Amnesty International, alors même que c’est là où se trouvent les institutions de la République devant lesquelles on doit pouvoir manifester et se faire entendre».

M. Gassama est d’avis que l’impertinence de cet arrêté est d’autant plus frappante que le 23 juin 2011, s’il n’était pas permis aux Sénégalaise d’exposer leur désapprobation devant l’Assemblée nationale, «jamais le projet de loi de Me Abdoulaye Wade ne serait retiré».

Avant de conclure sur Sud fm : «dès la semaine prochaine, notre avocat, Me Assane Dioma Ndiaye va déposer le recours au niveau du Conseil Constitutionnel. Et si les juges sont courageux, s’ils disent le droit, s’ils ne se laissent pas influencer par l’Exécutif comme ils ont toujours tendance à le faire, cet arrêté sera abrogé».

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