Le parquet a défendu jeudi le maintien des poursuites pour corruption de mineure, détournement de mineure et pédophilie contre le directeur de l’Iseg dans une affaire de mœurs retenue contre lui et au préjudice de la chanteuse Dieynaba Baldé. Aucune charge n’a été retenue contre cette dernière et son frère Ali.

Au gré de multiples rebondissements et négociations en coulisses, les accusations visant Diop Iseg ont été rétablies au fil de son face à face avec le substitut du procureur, jusqu’à la décision du parquet en début d’après-midi d’ouvrir une information judiciaire et confier le dossier au juge d’instruction du huitième cabinet.

Ce dernier a suivi les réquisitoires du ministère public qui avait requis le mandat de dépôt. Le procureur a visé les infractions de pédophilie, détournement de mineure et corruption de mineure.   

Le PDG du groupe Iseg conteste les accusations et plaide depuis lundi devant la Division spéciale de cybercriminalité 

pour obtenir l’abandon définitif des charges. Ses avocats ont dénoncé un « deux poids deux mesures ». « Le procureur a demandé au juge d’instruction de ne poursuivre que Mamadou Diop malgré le fait que Dieynaba Baldé et Cie étaient sous le coup d’une plainte », regrette l’avocat de Diop Iseg. 

Le parquet a méthodiquement écarté ses arguments jeudi en « demandant au juge d’instruction de ne retenir du moins pour le moment aucune charge contre la victime présumée et son frère ». Dieynaba Baldé, son frère Aly et sa copine demi-finaliste de « Sen Petit Gallé » en 2016, Abibatou Cissé alias « Bou ndaw » n’ont pas été inquiétés, malgré le fait qu’ils etaient sous le coup d’une plainte de Mamadou Diop pour collecte illicite de données. 

 

dakaractu

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