Lettre de consolation à Birane Ndour : « Ce que je dirai à ta mère… »

Quinze jours déjà : une éternité pour toi. C’est tout naturellement que les médias à l’annonce du décès de ta mère ont relayé la triste nouvelle.

Ce fut le même écho du téléphone arabe dans les quartiers de Dakar. L’onde de choc fut-elle que dans la foulée de cette autre surprise de la faucheuse, les esprits alertes ont d’abord pensé à toi. Le valeureux fils de sa mère a été digne dans l’épreuve. Tu as prouvé encore une fois que la grandeur et la retenue ne sont pas de vains mots dans une société ou vanité, vulgarité et voyeurisme font référence. Tu as fais tout ce qu’il fallait, tout ce qui était possible, pour que ta mère recouvre sa santé, pour qu’elle se remette au mieux. Mais hélas, le décret divin est passé par là. Durant cette année pleine de surprises, cette très douloureuse épreuve aurait dû t’être épargnée, si simplement ton destin était autre. Mais voilà. La petite affaire, par laquelle, je t’ai connu, m’a permis de me faire une idée de ce que pouvait être la vie épiée d’un fils De. La grandeur avec laquelle tu as géré ce dossier sensible suffisait à comprendre, pour l’observateur que je suis, que le destin t’avait déjà choisi, mais qu’il fallait être à la hauteur. Tu as été plus qu’à niveau jusque durant la toute dernière épreuve de vie, celle qui a mise à nu ta sensibilité humaine, mais qui n’a pas fragilisé ta foi profonde. La perte d’une mère reste difficile, mais se relever du décret divin l’est tout aussi. Voilà pourquoi d’ailleurs, Directeur, tu dois sécher tes larmes. Resté zen, effacé, engagé et déterminé a mené à bon port le lourd héritage que tu portes sur tes frêles épaules, les récents événements survenus dans la boite estampillée « patrimoine familial » ont révélé l’autre facette méconnue de toi. L’endurance. Le génie qui sommeille en toi.

Comme pour l’autre, je ne dirai pas à ta mère que tu as bien travaillé . Elle sait depuis, que tu as le cœur à l’ouvrage. Depuis tes derniers diplômes obtenus avec brio dans un secteur porteur d’espoirs pour la jeunesse du continent, chaque défi que se révèle à toi, devient challenge pour tout le symbole que tu représentes, aux yeux de l’opinion mais aussi pour la gouverne de milliers de jeunes de ta génération qui t’observes, te tiens pour un modèle réussi. Au moins avec toi, le slogan « tel père, tel fils » ne se chante pas, il est inscrit dans le destin. Le succès.

Un ami qui veut garder l’Anonymat

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