B. Bâ, marié et père de deux enfants, était hier devant la barre du tribunal de de grande instance de Louga. Poursuivi pour vol de bétail et prenant certainement conscient de la gravité des faits visés par le ministère public, le prévenu a failli se rompre les cordes vocales.

Il a déployé toute une stratégie de défense, niant les faits qui sont reprochés : «Certes j’ai été une fois arrêté pour vol, mais cette fois ci, je ne suis pas l’auteur des faits qui me sont reprochés. La nuit des faits, je m’étais couché avant 22 heures, m’étant endormi en parlant avec ma petite amie. Je ne voulais pas que ma femme entende la communication. Ces gens m’ont réveillé pour m’accuser de vol. J’ai été accusé à tort», a expliqué le sieur Bâ face au juge.

Mais la partie civile et le témoin ont enfoncé Bâ. Le vieux B. Guéye maintient ses accusations : «Dans la nuit du 10 au 11 février passé, alors que toute ma famille dormait, mon fils a été réveillé par un bruit venant de mon enclos. C’est ainsi qu’il a allumé une lampe torche qu’il a braquée en direction des visiteurs nocturnes qui étaient au nombre de trois et ils ont pris la fuite. Seulement, nous avons pisté des pas qui nous ont menés dans une maison. Sachant que l’un deux y est entré, nous l’avions encerclé avant d’aviser la police. C’est ainsi que B. Bâ, trouvé dans une chambre, a été arrêté», a informé le propriétaire du bétail.