C’est un récit foudroyant qu’a fait la dame Ndombour Founé accusé d’avoir tué son enfant après son accouchement. Les faits se déroulent à l’année 2015. Divorcée et mère de enfants, l’accusée a quitté son Gandiaye natal pour déposer ses baluchons à Dakar, chez sa grande sœur pour chercher du travail.

Dans la capitale, Ndombour a eu une relation amoureuse avec un homme avec qui elle entretenait des rapports sexuels à plusieurs reprises jusqu’a tomber enceinte. Assaillie par la honte, elle a peur de s’en ouvrir à sa sœur et préfère garder sa grossesse en secret.

Pour en rajouter à sa peine, son partenaire se débine. L’homme de ses rêves lui fait vivre un cauchemar en refusant la paternité de la grossesse avant de l’abandonner. « J’ai accouché dans la rue. Je ne savais pas quoi faire de l’enfant. Quand j’ai accouché du bébé, je l’ai étranglé jusqu’à ce qu’il perde le souffle », a avoué la dame devant le tribunal avant de fondre en larmes. « J’avais peur et j’avais honte. Je ne voulais pas que mes enfants et ma sœur soient au courant de la grossesse », ajoute-t-elle en sanglots. « J’ai fait 4 ans 1 mois en prison. Je demande pardon. Je veux rentrer chez moi, auprès de mes enfants », implore-t-elle.

Le parquet, estimant que les faits de l’espèce sont d’une gravité extrême, a requis 15 ans de travaux forcés contre l’accusée. L’avocat de la défense a plaidé la clémence. L’affaire est mise en délibéré pour jugement. Le verdict sera rendu au 14 janvier 2020.