Marche du 13 juillet: L’opposition prend une grande décision

Les leaders de l’opposition réunis autour du Front national de résistance sont sur le pied de guerre. En conférence de presse ce mercredi, ils ont annoncé qu’ils comptent manifester “avec ou sans autorisation” du préfet de Dakar. “Personne ne peut nous empêcher de marcher. Nous allons manifester quel que soit la décision du préfet de Dakar. Nous ne sommes pas dans un régime d’autorisation ‘‘Niou Beugue ko Niou Bagne ko, di naniou manifester” (Ndlr Qu’ils le veuillent ou pas, on va manifester)”, a déclaré Omar Sarr, non sans demander aux autorités étatiques d’encadrer leur marche.

“L’itinéraire de cette marche sera de la Place de la Nation (ex Obélisque) au rond-point de la Rts. Ce sera une marche contre le recul démocratique du Sénégal, pour la défense des libertés, pour des élections transparentes et libres, contre le parrainage autocratique de Macky Sall”, a listé Mamadou Lamine Diallo, coordonnateur dudit front. A l’en croire, ils ont déposé une autorisation afin que leur procession soit encadrée.

Pour sa part, Mamadou Lamine Massaly, coordonnateur du Pds à Thiès, appelle tous les jeunes à venir participer massivement à la marche pour “la libération du peuple”. Selon lui, le Sénégal est devenu le pays des pénuries. “Pénurie d’eau, de sang, d’essence, de cartes d’électeurs, de justice et de liberté, d’emplois et de démocratie”, énumère Massaly. Qui ajoute: “Face à l’injustice, aux mensonges et aux calomnies la résistance doit être un droit”.

Par ailleurs, les leaders de l’opposition ont profité de leur rencontre pour dénoncer une nouvelle fois le rejet de l’inscription de Karim Wade des listes électorales. “Le ministre de l’Intérieur n’a pas la possibilité de radier Karim Wade des listes électorales. Il n’y a que la commission administrative qui pouvait refuser son inscription. Macky Sall n’a pas le droit de le sortir des listes électorales. Il ne veut pas de la candidature de Khalifa Sall encore moins de celle de Karim Wade. Nous allons poursuivre le combat dans la rue et au niveau des instances internationales”, prévient Omar Sarr.

Avec seneweb

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