Parrainage: Comment le Conseil constitutionnel compte ‘mener la vie dure’ aux candidats

Me Abdoulaye Tine a fait face à la presse ce mardi. Le Président du Parti Union Sociale Libérale (USL) et candidat à la candidature de la présidentielle de 2019 s’est prononcé sur la fiabilité du processus électoral. L’avocat au barreau de Paris a aussi donné son avis sur la faisabilité, pour le Conseil constitutionnel de vérifier les signatures des parrains. Pour lui, le régime en place cherche, par tous les moyens à rendre impossible, le maximum possible la tâche. Ce qui ne rime pas, selon Me Tine avec une élection transparente, sincère…

Me Abdoulaye Tine considère comme entrave, le nombre élevé de parrainage requis « alors que le fichier électoral est stabilisé à six (6) millions et quelque. Tous les potentiels parrains, les citoyens, n’ont pas une connaissance précise de la validité de leur inscription sur les listes électorales. L’impossibilité pour un sénégalais de parrainer plus d’une candidature, c’est un dispositif restrictif qui détermine l’accès à l’élection, d’une certaine manière… »

Me Tine va même plus loin dans ses propos: « Une marge d’erreur sur le parrainage, c’est à dire qui est fixé à 0,2% est en tout état de cause, ils considèrent qu’une candidature qui dépasse 1% des parrainages requis est irrecevable. Dans le seul contexte où les signataires n’ont aucune maîtrise de la validité de leur signature… Mais aussi, les partis politiques n’ont aucune maîtrise des modalités de contrôle. »

Sur ce, il estime qu’aujourd’hui, personne n’est en mesure de dire comment le Conseil constitutionnel va procéder au contrôle des signatures. Ainsi, à son avis, se fondant sur son expérience, le seul procédé admissible serait que le Conseil constitutionnel, qui n’a pas assez de personnel, aille s’adosser sur la Direction générale des élections, des services de l’autonomisation du fichier électoral.

Et qu’à cet effet, « si vous arrivez avec vos fiches de parrainage, non seulement ils peuvent regarder sur le fichier, mais rien ne leur dit que la signature qui va être visible sur le formulaire sera identique à celle qu’on verra. De deux choses l’une, soit ils font semblant de vérifier, c’est à dire constater que ce n’est pas la même signature et laisser passer. Ce qui veut dire que, finalement ça n’aura servi à rien. Ou ils se lancent dans le rigorisme absolue, faire comme dans une banque, vous signez mal, il vous rappel pour vous signifier que ce n’est pas la bonne signature (…) »

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