Rufisque : Les impressionnantes images du saccage de la société du fils de Serigne Mansour Sy Borom Daara Dji

C’est un tableau des plus difficiles à voir pour les responsables de Colas Sénégal. L’entreprise, spécialiste en Travaux Publics, à peine installée à Dakar, a été victime ce lundi de la furie des populations riveraines sur son site d’exploitation, sis à Rufisque. Au cœur de la tourmente, une histoire de machine qui ne trouve pas grâce aux yeux des populations au moment où la société brandit une autorisation récente d’exploitation de la part des autorités compétentes.

Les images parlent d’elles-mêmes. La toute nouvelle succursale sénégalaise de la société internationale Colas est atteinte dans son cœur de cible. Sur le site, les dégâts sont visibles. Ils renseignent encore sur la gravité des actes de vandalisme commis par les populations riveraines de Rufisque. Selon un responsable de l’entreprise Colas, en recevant la visite du Président directeur général de Colas international, ils étaient loin d’imaginer ce qui pouvait arriver et étaient, ce jour, en visite du site dont les travaux ont débuté en juillet 2017.

En partenariat avec MSY BTP, une entreprise locale de Serigne Moustapha Sy dit Djamil, fils de Serigne Mansour Sy Borom Daara Ji et propriétaire du site, la société Colas démarre de la production d’émulsion à base de bitume à partir d’un malaxeur, un outil de dernière génération, justement pour tenir en compte, de fait, les préoccupations en matière protection de l’environnement.

En fin août dernier, l’entreprise Colas au Sénégal reçoit ainsi de la direction de la protection de l’environnement une autorisation aux fins de mener des activités dans un espace sécurisé et “sous haute surveillance”. “C’est une permission des autorités compétentes qui dure 12 mois et qui nous autorise à mener cette exploitation non seulement dans la plus grande légalité, mais qui permet encore de justifier que les matières que nous utilisons ne sont en rien nocives aux populations et à l’environnement”, explique t-il. Par ailleurs, rien de mieux que de partir d’un nombre important d’employés en contact direct avec le produit exploité sur le site mais qui est sous bon contrôle avec le malaxeur, notamment la machine de la controverse qui devrait, pourtant, dans ce cas précis, résoudre tout le mal.

?Pour la suite, Colas vient d’entamer une procédure en vue de faire toute la lumière sur cette affaire. En attendant, l’on se demande à qui profite cette situation plus que jamais préjudiciable au regard des enjeux et des aspects de concurrence sur le marché des Travaux Publics, où Colas fait déjà peur.

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