Le juge du 8e cabinet, Mamadou Seck, qui s’est retiré du dossier opposant le député Ousmane Sonko à la jeune masseuse, Adji Sarr, avait reçu des menaces de mort. La révélation a été faite par Libération dans sa parution de ce mercredi.

Selon le quotidien, deux (2) femmes, Anta Diagne et Yaye Ciré Cissokho, ont été arrêtées par le Groupe d’intervention rapide (Gir) de la Division des investigations criminelles (Dic) en charge du dossier.

Tout est parti d’un message envoyé au juge Mamadou Seck dans laquelle, il a été écrit : « Nous t’attendons sur le dossier Sonko. Nous te surveillons aussi. Du sang va couler, mais pas seulement des manifestants (sic !). Vous et vos familles allaient payer. Nous jurons ».

Le message menaçant avait été envoyé le 28 février, à 20 heures 46 minutes, à partir d’un numéro de l’opérateur Tigo avant d’être renvoyé au magistrat, le même jour vers les coups de 21 heures, via un autre numéro du même opérateur.

L’enquête ouverte par le Gir de la Dic a permis de découvrir que les deux numéros appartenaient aux nommés Admet A.T et Adama T, dont les identités avaient été usurpées.

Le journal de renseigner que les enquêteurs ont découvert que le login, qui a activé les deux numéros, est une dame du nom d’Anta Diagne, commerciale à « Free ». De même, les deux puces ont été insérées dans le téléphone de cette dernière.

Arrêtée discrètement, elle a été placée en garde à vue. Elle a réfuté les faits qui lui sont reprochés, tout en reconnaissant être la propriétaire du téléphone qu’elle avait remis à Yaye Ciré Cissokho, qu’elle dit avoir recruté pour la suppléer durant cette période.

Cueillie et interrogée à son tour, Yaye Ciré Cissokho, a battu en brèche les accusations d’Anta Diagne.

Après une semaine en détention, cette dernière a été placée sous mandat de dépôt alors que la seconde a obtenu une liberté provisoire.

Appelée devant la barre des Flagrants délits de Dakar, l’affaire a été renvoyée.

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