Sur sa page Facebook, cette dame prend son courage en main pour parler de sa maladie.  Ce après la sortie de Marieme Dial.

“Je souhaite faire cette publication pour remercier Madame Halima Gadji pour son témoignage sur la maladie mentale en générale et la dépression en particulier. J’ai été agréablement surpris qu’elle aborde la question et partage son expérience sachant que le sujet est très tabou au Sénégal et en Afrique en général . En réalité, il y a beaucoup d’ignorance sur le sujet. Beaucoup de personnes souffrent de maladies mentales. Elles sont souvent catégorisées d’impolies ( dafa rew ), de mal éduqué ( gnak yeer) ou juste de folles. Et un dicton sénégalais dit “ la folie ne guérie pas “. Beaucoup de maladies mentales conduisent au suicide, ou même si la personne ne se met pas un couteau au cou, elle se laisse sombrer et meurt à petit feu. La maladie mentale touche les hommes et les femmes. J’utilise le terme maladie mais je devrais plutôt dire condition. Car on peut très bien vivre avec. Dans nos communautés le seul remède proposé est souvent la prière. Elle est importante mais comme toute les maladies le recours à un spécialiste peut permettre une meilleure prise en charge. Les spécialistes des pathologies mentales sont les psychiatriques, les psychologues, psychothérapeutes, travailleurs sociaux, ect… Nous n’en avons pas assez au Sénégal mais aussi nous ne recourrons pas assez à leur service. De la même manière que nous devons avoir notre médecin généraliste, nous devrions avoir notre thérapeute. Il y a beaucoup de questions que nous ne pouvons pas résoudre par nous mêmes, des angoisses, et des événements qui peuvent rendre notre existence difficile. Si on le peut et que c’est disponible, allons voir un spécialiste. Et quand on se sent dans des situations conflictuelles, essayons de nous en éloigner si on peut afin de préserver notre santé mentale.
Merci encore à cette grande et généreuse dame Halima pour son témoignage.”
#santementale #publichealth

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