Le litige foncier qui oppose la population de Ndengler à la Sedima, prend une autre tournure. En plus de mettre en garde son voisin, la population de Djilak accuse Amnesty international et le Forum civil de financer les populations de Ndengler pour les affronter physiquement.

Face à la presse hier à Djilakh, la population a donné l’alerte. Et c’est Aliou Faye, le porte-parole des populations de Djilakh, qui donne le ton. «Nous sommes très choqués par les propos de Seydi Gassama de Amnesty international et de Birahim Seck du Forum civil dans cette affaire qu’on appelle un litige foncier qui ne l’est même pas. Depuis quelques jours, ces deux personnes malintentionnées mettent tous les moyens pour attiser le feu dans cette affaire-là», indique M. Faye.

«Seydi Gassama a eu le culot de se prononcer sur cette affaire-là en disant qu’on doit donner les  80 hectares à la population de Ndengler. Nous lui disons qu’il se trompe de combat, il n’a qu’à régler ses problèmes et Dieu sait qu’il a beaucoup de dossiers devant lui en plus de ça, Birahim Seck et Seydi Gassama sont en train de tout faire pour que l’homosexualité soit homologuée au Séné­gal. Ils n’ont qu’à régler ça au lieu de venir ici pour nous mettre en mal avec la population de Ndengler qui sait qu’elle n’a plus rien ici», accuse Aliou Fa­ye.

Sur un ton menaçant, ce dernier n’a pas manqué de mettre en garde leurs voisins, si toutefois ils mettaient les pieds dans la zone litigieuse. «La population de Djilakh est plus que déterminée et qu’elle sache que c’est fini, la population de Ndengler ne mettra plus les pieds sur ces terres. Si elle veut la guerre, elle l’aura parce que c’est Seydi Gassama qui est parti à Ndengler en leur donnant de l’argent pour les inciter à la violence», poursuit le porte-parole des populations de Djilakh.

«Nous sommes déçus par ces défenseurs des droits de l’Homme. On s’attendait à ce que ces derniers viennent entendre les deux parties, car il y a Djilakh qui est là et qui est victime, il y a Ndengler qu’on dit victime et qui se victimise et la Sedima qui est là aussi et qui est victime. S’ils sont animés par un souci de rétablir la vérité et la paix, ils devaient venir à Djilakh mais malheureusement ils ne l’ont pas fait», regrette Alioune Faye.

Selon lui, Seydi Gassama d’Amnesty international n’est jamais venu à Djilakh, «et pourtant, il est parti à Ndengler leur donner de l’argent pour les inciter à la violence en leur disant : «Allez-vous battre.» Il a remis à ces derniers une enveloppe de 50 mille francs pour les soutenir dans leur combat. Qu’il sache qu’il est trop petit pour faire revenir la population de Ndengler ici», se désole M. Faye.

Les populations de Djilakh disent être en phase avec l’arrêté du préfet de Mbour qui  a ramené la paix dans cette zone. «N’eut été cette décision, en ce moment il y aurait eu beaucoup de morts au niveau des deux villages. Que les autorités règlent ce problème au plus vite», avertit Aliou Faye.

Toutefois, elles ont précisé qu’elles veulent la paix. «Nous les invitions au calme et à la sérénité. Maintenant, s’ils veulent parachever leur œuvre satanique, nous les attendons de pied ferme à Djilakh. C‘est sûr qu’ils ne retourneront pas sur Dakar. C’est facile de rester dans son bureau à Dakar pour écrire ce qu’ils veulent. Que ça soit clair, c’est Djilakh qui a donné ces terres à Babacar Ngom. Ils n’ont qu’à venir nous attaquer, mais qu’ils laissent Babacar Ngom en paix. Ils veulent juste utiliser la position de ces villageois pour renflouer leurs caisses», a déclaré le porte-parole des populations de Djilakh.

Par Alioune Badara CISS(Correspondant)
abciss@lequotidien.sn

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