À l’approche des élections de mi-mandat au Mexique, prévues le 6 juin, la violence à l’égard des candidats aux mairies s’intensifie. En quelques mois, 34 candidats ont déjà été abattus par les cartels, afin de placer un candidat qui leur est favorable aux postes de pouvoir, rapportait The Independent le 28 mai.

Le 6 juin prochain, les Mexicains éliront les nouveaux maires, les gouverneurs et la chambre basse du Congrès. Mais les cartels sont prêts à tout pour que leur candidat soit élu. Pour cela, ils ont déjà assassiné 34 candidats à travers le pays. La plupart d’entre eux se présentaient à des postes locaux de maire ou conseiller municipal, selon le cabinet de conseil Etellekt.

Les cartels cherchent en effet à contrôler les mairies, afin de s’assurer de pouvoir mener leurs affaires sans interférence de la part de la police. Ainsi, ils peuvent ensuite continuer d’extorquer de l’argent aux entreprises locales ou en détourner des budgets gouvernementaux.

Les criminels utilisent la violence comme « un mécanisme de contrôle pour décourager le public d’aller voter ou de contrôler les décisions des candidats », explique Francisco Rivas, directeur de l’Observatoire civique national non-gouvernemental. « Quand il y a beaucoup d’abstentionnisme, les mafias dominent les élections », renchérit le président mexicain Andrés Manuel López Obrador.

En réaction, AMLO a annoncé un programme de protection des candidats en raison du risque d’attaques grandissant. Le gouvernement a donc affecté des gardes du corps armés à certains candidats, mais cela ne suffit pas à décourager les cartels. La stratégie de ses derniers semble d’ailleurs payer, puisque 18 autres candidats ont déjà annoncé leur retrait des élections depuis le début de l’année…

Source : The Independent

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