Après la sortie de Ousmane Sonko et le pilonnage opéré par le maire de Mermoz Sacré Cœur, Barthélémy Dias, hier lors de son face à face avec la presse, le landerneau politique sénégalais ne file pas vers des lendemains apaisés. Si l’État semble se préparer à toutes les éventualités en procédant à un recrutement massif de forces de l’ordre et à l’achat de blindés anti-émeutes, l’opposition aussi est sur le pied de guerre.

Cependant, l’éventualité d’un nouveau conflit ne plaît guère à certains acteurs politiques, au premier rang le Parti Justice Développement. « Finir par faire tomber l’édifice, hériter d’un pays à feu et en cendres ne vous profitera guère. Seule la longévité d’une carrière semble intéresser nos tocards de la scène politique« , se désole Cheikh. I. Diallo.

Dans un contexte de découverte massive de ressources naturelles et de déstabilisation permanente de la sous-région par les hordes terroristes qui jaillissent de partout, le vieux briscard de la politique, membre du Benno Bok Yakaar, appelle au sens des responsabilités et du discernement. « Alimenter l’affaiblissement de l’autorité, valser dans le courant de  l’ignorance où de la précipitation n’engendreront que chaos et désolation  pour toute la Nation », met – il en garde.

Rappelons que lors du Conseil présidentiel sur l’emploi, le président Macky Sall, d’un ton menaçant, a martelé que la violence des manifestations observées au mois de mars avec plus de 12 morts et 400 blessés ne se reproduiront plus au Sénégal. Une sortie qui n’a pas tardé à trouver des répliques du côté de l’opposition.

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