S. M. N. a été condamné à une peine de prison d’un mois pour coups et blessures volontaires portés sur sa femme, F. B. N. Le couple, qui est en instance de divorce, est venu laver son linge sale à la barre des flagrants délits du tribunal de grande instance de Mbour.

Appelée à expliquer le différend qui l’oppose à son mari F. B. N., qui est en état de grossesse, explique : « Je suis allée récupérer mes bagages, il m’a traitée de voleuse. Il s’est acharné sur moi et m’a rouée de coups. J’ai fait trois jours en urgence. Ce n’était pas la première fois qu’il levait la main sur moi. Une fois, il m’a menacé avec une arme blanche ».

Des explications battues en brèche par S. M. N., qui affirme que sa femme a donné une version exagérée des faits.

« Depuis notre mariage, je n’ai plus la paix. Elle est de nature belliqueuse. Pour un rien, elle te couvre d’injures. Nous avons eu beaucoup d’accrochages à la maison. C’est une version exagérée des faits. Elle m’a appelé pour me demander le divorce, je lui ai dit que je ne pouvais pas accorder la divorce à une personne qui a déjà déserté de la maison. Je l’ai trouvée en train de ramasser ses bagages chez moi. Elle m’a balancé toutes sortes d’insanités. Elle m’a injurié. Elle m’a injurié de mère et là j’ai perdu mon sang froid et je l’ai sifflée », raconte S. M. N.

A. N. qui accompagnait son amie le jour des faits a changé la version de sa déposition.

A la gendarmerie, elle avait soutenu que le couple s’était injurié mutuellement devant le tribunal, elle s’est rétractée et a affirmé que S. M. N. avait injurié et battu sa femme. La plaignante a réclamé la somme de 500.000 francs CFA pour toutes les préjudices subis.

500.000 francs CFA pour une gifle

Pour Me Ndior, l’épouse de son client use de son état de grossesse pour se peindre en victime. L’avocat s’est offusqué que F. B. N. réclame la somme de 500.000 francs CFA pour une gifle.
Mais réellement, défend l’avocat : « elle est là pour battre monnaie. Elle veut s’enrichir. Elle a dit des contrevérités. C’est une dame belliqueuse. Elle a déclenché les hostilités et elle cherchait à ce que son mari lève la main sur elle. Pour y arriver elle a proféré toutes sortes d’insultes. Elle l’a insulté de mère. Elle est venue en catimini chez son mari pour défoncer la porte de l’appartement ».

Il a alors demandé la relaxe pure et simple de son client car il y a une absence d’élément légal. Il a demandé que l’excuse de provocation soit retenue. Et que le franc symbolique lui soit alloué.

Son confrère Me Ndione a aussi plaidé dans le même sens.

Pour la robe noire, F. B. N. doit s’estimer heureuse d’avoir un mari comme S. M. N.

« C’est difficile de ne pas céder à la provocation. Elle a acculé son époux qui est un pacifiste. Connaissant le caractère belliqueux de son épouse, il a quitté le domicile conjugal. Elle a voulu « exfiltrer » les bagages. Elle a abreuvé d’injures son mari. Elle n’est pas exempte de reproche. Son intention était de mettre en prison son époux. Mon client a été provoqué ».

Finalement, le tribunal a condamné leur client à un mois de prison, il a aussi alloué la somme de 200.000 à la plaignante.

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