Un travail soft en faveur des gays avance en douceur au Sénégal sous l’égide de l’Alliance Nationale des Communautés pour la Santé (ANCS), du Réseau National des Associations de Populations Clefs (RENAPOC) avec l’accompagnement du Conseil Nationale de Lutte contre le Sida (CNLS). A travers d’importants financements reçus par des organisations internationales des droits de l’homme, ANCS assiste la communauté LGBT au Sénégal, via le programme de la lutte contre le Sida. Cette manne financière injectée par les lobbies, attirent des collaborateurs et des jeunes Sénégalais, dont certains déplorent leurs traitements. Ils se sont ouverts à Senego.

Au cœur du dispositif en d’assistance à la communauté LGBT au Sénégal, figure l’ANCS, une organisation de la société civile dirigée par Maguette Mbodj Gueye, ancienne députée.

Pour dérouler son programme, révèle notre source, l’ANCS s’appuie sur plus de trois cent (300) médiateurs, répartis en quatre catégories, dans les hôpitaux et centre de santé au Sénégal. Ainsi, il y a des médiateurs pour les travailleuses du sexe, médiateurs pour les personnes vivant avec le SIDA, médiateurs pour les drogués, médiateurs pour les LGBT. Il faut préciser que pour cette dernière catégorie, certains travaillent dans les structures sanitaires, contrairement à d’autres, appelés médiateurs outreach, se fondent dans la masse,  et seraient mieux rémunérés.

Ces médiateurs sont répartis dans certaines zones ciblées du pays et à Dakar.  “À l’hôpital Fann, par exemple, il y a deux (2) médiateurs, ils sont des homosexuels, proches de Diadji Diouf”, dévoile notre source, couvert de l’anonymat. Qui ajoute que ce Diadji Diouf, gay assumé à la tête de l’association AIDES et de AFRICA GAY, est membre du Conseil d’Administration de l’ANCS. Il dirige aussi le RENAPOC, une alliance de l’ensemble des associations d’homosexuels au Sénégal.

Quel est le rôle des médiateurs LGBT de l’ANCS ?

Selon un de nos interlocuteurs, la catégorie des médiateurs LGBT a pour rôle d’accueillir les homosexuels dans les hôpitaux et les centres de santé etc. Ils reçoivent des financements de l’ANCS pour organiser des campagnes de dépistage du VIH/SIDA, santé sexuelle de cette communauté. Et pour gagner le marché, ces médiateurs font appel à des homosexuels ou incitent les jeunes à s’organiser en association. “Vous vous rappelez bien du scandale au Cdeps de Nioro où des homosexuels s’étaient donné rendez-vous pour une séance de dépistage contre le Sida. En réalité, c’est un médiateur de l’ANCS, A. B. (nom d’emprunt) qui l’avait organisé…”, renseigne notre source.

Certains de ces médiateurs, qui se sont confiés à Senego, jugent insuffisants leurs salaires, au regard des financements venant du fonds mondial. “Nous percevons 85 000 f Cfa par mois et parfois on veut se rebeller. Mais très vite, ils nous invitent à des séminaires où ils nous payent plus de 100 mille FCfa…”

ANCS et ses cliniques communautaires pour les LGBT.

Pour assister les populations-clés (homosexuels et transgenres, selon le fonds mondial), l’ANCS avait recours à des docteurs, des agents de santé qu’ils rémunèrent au service rendu. Mais, nous rapporte-t-on, ils ont réalisé que ça leur coûtait très cher. ANCS a donc changé de stratégie en créant ce qu’on appelle les cliniques communautaires.

Lesquelles, autorisées par l’Etat, sont installées à Dakar, Louga, Kaolack, Tamba, Sédhiou, Léona, pour assister, selon leur jargon, les populations clefs.

Pour mieux accomplir leurs activités, ANCS a même créé des cliniques mobiles. Dans leur site web, visité par Senego, ils expliquent que l’objectif de “cette stratégie de sensibilisation (outreach) est de faciliter l’accès aux services à la population générale et essentiellement aux “populations cachées” en toute confidentialité et à des horaires adaptés.”

Ce document ci-dessus, tirés de leur site web, fait état de l’implantation de la clinique communautaire à Louga et de lutte contre la stigmatisation et la discrimination à l’égard des populations-clefs etc.

 

Financements

Créé en 1994 sous le nom de l’Alliance Nationale Contre le Sida, l’ANCS a changé de dénomination en 2016 pour devenir l’Alliance Nationale des Communautés pour la Santé et conserve son sigle ANCS. Elle est récipiendaire du fonds mondial et du Family Health International (FHI360).

L’ANCS travaille en étroite collaboration avec l’Etat du Sénégal par le biais du Conseil National de Lutte contre le Sida (CNLS) dont la directrice exécutive et ancienne ministre, le Dr Safietou Thiam, de 2002 à 2007, avait en charge la coordination et le suivi de la mise en oeuvre de la composante VIH.

Etat complice

Le CNLS, piloté par le ministère de la santé, est sis à l’hôpital Fann au service des maladies infectieuses. Selon nos informations, il reçoit en premier les financements du fonds mondial et finance l’ANCS pour qu’elle déroule son programme.

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