Le Sénégal est bien conscient de la croissance attendue des trajets motorisés. Compte tenu de la dépendance actuelle élevée des habitants de Dakar vis-à-vis des transports publics, le pays a adopté un Plan de déplacements urbains de Dakar (PDUD), 2008-2025, qui donne la part belle à la mobilité durable.

Le Sénégal veut progressivement migrer vers des transports publics de plus en plus verts dans sa capitale Dakar et dans le reste du pays. A l’horizon 2025, le pays d’Afrique de l’Ouest entend progressivement introduire des bus électriques dans le cadre de son plan de mobilité durable et inclusive.

Cet engagement a été réitéré cette semaine au cours du forum régional pour la « promotion des bus propres en Afrique », qui s’est tenu à Dakar les 17 et 18 mai 2021. Organisée par le Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (CETUD) en partenariat avec le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et l’Union africaine des transports publics (UATP), cette rencontre a plaidé pour l’urgente nécessité d’une transition énergétique dans les transports routiers alors que la pollution atmosphérique est devenue un enjeu sanitaire mondial.

« C’est un enjeu extrêmement important pour les villes africaines […] Prenons le cas de Dakar, en 2040, nous serons 7 millions d’habitants. Le réseau de trafic routier est déjà saturé. 80% des transports motorisés se réalisent en transport collectif », explique Thierno Birahim Aw, directeur général du CETUD.

Selon les autorités, ces bus électriques seront déployés sur le réseau de la société publique Dakar Dem Dikk (DDD) – 150 000 voyageurs par jour – et de celui de l’Association de financement des professionnels du transport urbain (AFTU) – 266 millions de passagers par an.

Rappelons qu’au Sénégal, le CETUD a été désigné par l’Etat pour piloter le programme de modernisation des transports urbains à Dakar et dans les autres localités. A cet effet, il coordonne actuellement le projet de Bus Rapid Transit (BRT) qui devrait relier le centre-ville de la capitale sénégalaise à sa banlieue d’ici 2022. Il s’agit d’une autre initiative durable qui s’inscrit au titre des engagements du Sénégal, dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat, pour rendre Dakar « plus vert et propre ».

Agence Ecofin

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