Au mois de novembre, une mystérieuse maladie provoquant des lésions cutanées a attaqué plus de 600 pêcheurs revenus sur les berges. Désormais guéris, certains d’entre eux ont accepté de se livrer sur l’enfer qu’ils ont vécu avec la maladie.

<<Mon entourage me fuyait comme la peste>>

Agé de 41 ans, Abdou Karim fut une victime de la maladie des pêcheurs. Il confie qu’il a été isolé dans un centre social dès l’apparition de ses premiers symptômes, comme la plupart de ses collègues malades. Selon lui, ses proches le fuyaient comme la peste et évitaient d’entrer en contact physique avec lui. <<Je comprenais leur comportement car je n’étais pas beau à voir avec les boutons qui me bouffaient le visage et d’autres parties du corps>> lâcha-t-il.

<<Mes plus proches parents ne voulaient pas partager la maison avec moi>>

Alioune Faye, une autre victime de la maladie des pêcheurs, a lui aussi confié que ses plus proches parents ne voulaient plus partager l’enceinte familiale avec lui <<C’était une question de survie et j’ai compris qu’ils voulaient sauver leur peau. Je ne rentrais pas dans leurs chambres et je ne touchais pas non plus à leurs objets. Je vivais presque isolé du monde extérieur>> a-t-il expliqué.

METRODAKAR

 

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