Derrière la prise en charge gratuite des séances d’hémodialyse au Sénégal, se cache une toute autre réalité. Au moment où l’Etat vante les mérites de la Couverture Maladie Universelle (CMU), qui est censée rendre gratuite les séances de dialyse, il faudrait plutôt interroger les malades sur la gratuité de ces prises en charge.

Insuffisance rénale: la politique orchestrée autour de la maladie !

Les sorties multiples des malades souffrant d’insuffisance rénale pour dénoncer la campagne politique orchestrée autour de cette maladie, donne matière à réflexion. Venue accompagner son malade dans un centre non loin de Fann, Astou Ndiaye explique que cela fait plus d’un an qu’elle paie de sa poche pour des séances d’hémodialyse. « On clame partout que la dialyse est gratuite, alors que beaucoup de personnes ne bénéficient pas de cette gratuité », lance t-elle. Revenons sur la procédure de la gratuité. En effet, une fois que le malade est admis dans un hôpital, « la politique sociale de cette structure en question se permet de lui donner 3 séances gratuites de dialyse, puis de l’inscrire sur la liste d’attente. Et c’est seulement à partir de cette liste que le malade aura la chance d’être rappelé », explique Doudou Sarr, président de l’Association sénégalaise des hémodialysés et insuffisants rénaux (Ashir).

« Le seul fait d’être appelé dans un centre public de dialyse devient un luxe »

Le président du Mouvement des insuffisants rénaux au Sénégal (Mirs) Cheikh Sadibou Ndong estime que la prise en charge de leur maladie ne doit pas être considérée comme un luxe. « Pour les personnes souffrant d’insuffisance rénale, le seul fait d’être appelé dans un centre public de dialyse devient un luxe. Et normalement, cela ne devrait pas être le cas », lance t-il.

METRODAKAR

 

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